Piano : comment jouer avec émotion et charmer ton public

A première vue, nous avons tous des émotions…
Cependant, elles nous jouent parfois de sales tours.

Je vais te parler d’une expérience que j’ai eu dans mon adolescence au PIANO.
A la fin de l’histoire, je te poserai une question sur ton propre trac au piano.
Lis bien jusqu’à la conclusion.

Petite histoire de trac au piano

Ça se passe dans les années 90… sur le piano de la salle 13
(N° de salle sensée nous porter chance)

Nous sommes une petite dizaine
à passer un à un devant un jury sévère
Pour l’examen « blanc » du Diplôme en piano.

Ma partition de piano

Je joue une pièce de Schumann
Il y a plein de reprises. La structure du morceau est assez basique :

– Le thème dans la tonalité originale
– Le développement du thème qui glisse vers la dominante
– Puis retour à la tonique en fin de morceau.

Je sais mon morceau sur le bout des doigts car je l’ai travaillé à fond.
Je le connais par-coeur depuis 15 jours.

Stresser pour un examen

Ma mère est partie se promener.
Comme à chaque examen,
Elle va s’aérer.

Pour éviter de me communiquer son stress…
Je ne sais pas pourquoi ce jour là…
Avais-je mangé un truc pas net ?

Est-ce que je commençais à devenir adulte ?
A me poser trop de questions ?
Je ne sais pas …

…Mais ce qui est sûr c’est qu’il y a eu

Une grande émotion

Les émotions du pianistes avant un concert
Les émotions du pianiste avant un concert

Le jury m’a regardé du coin de leurs lunettes,
Comme d’habitude.
Un bonjour froid,
Comme d’habitude…

Mais je ne me laisse pas impressionnée, 

Je sais que je bien travaillé.
Je m’installe sur mon tabouret, 
Avec ma jupe et mes petites chaussures que je déteste, 
Comme d’habitude !

Les vêtements « pour fille », 
Ce n’est vraiment pas mon truc.
Mais bon, c’est obligatoire.
Je joue le jeu.

Alors, je me lance,

je joue mon morceau de piano

Jouer avec émotion

Et là, à la fin de la première page,

Je suis sensée continuer sur la deuxième.
Et je ne sais pas ce qui me prend…
Schumann a du pénétrer dans mon âme…
Je joue la reprise !

Aïe aïe aïe aïe aïe ! 

C’est la panique ! 

Je vais me faire engueuler c’est sûr : 
Le grand Jury sévère déteste perdre du temps à écouter les reprises !
Ma prof me l’a toujours dit :
Surtout, tu ne fais jamais les reprises à un examen.

Dans ma tête, c’est comme un champ de bataille.
Zut, qu’est-ce que je vais faire ?!
Je ne peux pas m’arrêter, ce serait pire.

Pendant ce temps-là…

Le morceau continue seul sous mes doigts.

Je suis en mode automatique…
Jusqu’au développement qui amène à la dominante.
Arrivée juste avant le retour au thème

Le clavier du piano et les doigts qui courent sur les touches

A la dernière page…

Un truc de fou m’arrive.
Je suis encore guidée par mes doigts
Je ne sais pas ce qui se passe.

Schumann joue pour moi !😅

Il est en moi.
Il joue de plus en plus fort.
Vraiment fort,
un beau crescendo sur au moins une dizaine de mesures !

Cette nuance magnifique aboutit sur la cadence parfaite.
Je suis comme une Reine.
Fin de morceau époustouflant.
Je n’en reviens pas moi-même.

Analysons ce qui s’est passé.

J’ai commencé à jouer sur le piano, 

Sans doute un peu rêveuse, 
Sans doute un peu dans la lune, Probablement très inspirée.

Puis en faisant la reprise, 
Que je n’aurais pas du faire !
Je me suis réveillée, 
Engueulée.

J’ai pris un coup de fouet dans le cerveau

Puis je suis revenue à la raison.
J’ai continué avec ce mélange de rêverie et de stimulation.
J’étais arrivée à un point où je devais ne plus tenir compte du Jury.

De ce qu’il allait dire.
De ce que ma prof allait dire.

De ma mère impitoyable à la moindre erreur…

Jouer comme une Déesse

Jouer au piano avec émotion
Joue avec émotion et charme ton audience

Perdue pour perdue, 
J’ai continué de jouer pour moi.

Pour Schumann.

Pour le piano de la salle 13.

Pour que les notes de musique vibrent dans toute la ville,
dans tout le conservatoire.
Dans tout l’Univers. 

Ce que tu dois comprendre aujourd’hui pour ne plus stresser : 

C’est que même s’il ne t’arrive jamais ce genre de chose.
Tu peux l’induire. 

Il suffit de reproduire ce qu’il s’est passé en moi.
Mais dans le sens inverse.

Parce que la rêverie et la stimulation.
Sont un savant dosage que l’on n’arrive pas forcément à équilibrer sous la pression.

Le jour où tu joues devant quelqu’un ou à un instant T.

Reproduis ceci :

Conseils pour ne plus avoir le trac

Au lieu de :

– Rêver
– Faire une erreur
– Te réveiller
– Te stimuler (ou plutôt t’engueuler)
– Ne plus tenir compte de l’oreille qui t’écoute

Fais l’inverse : 

– Ne tiens pas compte de l’oreille qui t’écoute
– Stimule-toi à jouer des nuances extraordinaires
– Réveille ton cerveau pour qu’il soit en alerte
– Et enfin laisse tes doigts s’occuper de tout pendant que ton âme se branche sur le mode « rêveur »

Mais attention,

ne pense pas que jouer les nuances, c’est seulement suivre ton intuition.
Non,
Jouer les nuances, c’est les vivre tellement à fond.
Que tu auras l’impression de jouer trop fort, de jouer trop doux, d’en faire trop.

Sors de ta coquille.

Pianiste joue avec émotions et de grands geste

OSE !

Mais surtout.
Ne te préoccupe pas de l’oreille qui t’écoute.
Car ce n’est pas elle, à ce moment précis, 
qui est connectée avec l’âme du compositeur.

C’est toi qui est connectée.

Et qui va transcender la musique. 

Alors,

propose tes nuances
expose tes émotions
impose ta cadence
dose ton Tempo
transpose tes sentiments
compose avec ton caractère
et explose ton potentiel

en un mot, OSE !

Ecris-moi en commentaire ci-dessous :

Et TOI ? As-tu déjà eu une expérience avec le trac ?

Si oui, je voudrais que tu me racontes ta propre histoire.
A quelle occasion as-tu eu le trac ?
Quelles ont été les conséquences ?
En es-tu sortie vivante ?

Raconte-moi tout dans un commentaire ci-dessous :

[Pour aller plus loin, je te propose de prendre connaissance de la description de ma formation STAR, pour transformer ton trac paralysant en pianiste rayonnante !]